
AVISAprès maintes péripéties, Jôtarô et le reste de la bande arrivent enfin en Égypte, lieu où se terre le puissant Dio, source de tous les maux et cause de ce long périple. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les combats qu'ils ont menés jusqu'à présent font vraiment dans l'originalité. Chaque adversaire possède une caractéristique qui lui est propre, enfin, surtout en ce qui concerne son Stand. Ainsi, il arrive que l'ennemi ne soit pas fort du tout, mais au contraire agit avec lâcheté ou ruse. L'exemple qui m'a personnellement marqué, et pour cause, le pauvre Jojo a été plus que ridiculisé cette fois-là, c'est le cas "Lovers", un Stand ridicule, mais fourbe. Bien évidemment, l'exemple inverse existe aussi, le combat contre le singe (celui qui possède la "force") a été des plus rudes. Enfin, tout ça pour dire que le titre de cette saga n'est en rien usurpé, les aventures bizarres de Jojo continuent à chaque fois de capter l'attention. Et ce n'est pas l'épisode du bébé démoniaque du volume 19 qui le contredira. La fin du volume marque d'ailleurs un suspense plutôt... haletant !
Sinon, vite fait en ce qui concerne les dessins qui se sont nettement améliorés depuis les deux premiers volumes. Encore heureux. Ressemblant parfois (souvent) à s'y méprendre au style de Tetsuo Hara (Hokuto no Ken), que ce soit au niveau des visages, des postures des personnages ou même des giclées de sang, il faut tout de même noter une différence, somme toute relative, en ce qui concerne les dessins humoristiques qui ne sont néanmoins pas anecdotiques dans la série de Hirohiko Araki. Bref, la réalisation est excellente, même si le découpage de certaines scènes est vraiment très... perturbante ! Mais c'est ce qui contribue au charme de Jojo, sans aucun doute. ADAPTATION FRANÇAISEEnfin, quelques mots sur l'adaptation de J'ai Lu. Pas vraiment "mauvaise" en soi, elle est tout de même perfectible sur quelques points. La qualité du papier, déjà, pourrait être vue à la hausse, même chose pour le format du bouquin qui n'est pas à la taille de l'édition originale. Autre chose, le lettrage étant ce qu'il est, i.e. police de caractère mal choisie, je ne comprends pas pourquoi le lettreur s'acharne à séparer les guillemets (français) du mot qu'ils encadrent. Sûrement pour créer un effet de style, mais bon, il faudra lui dire qu'ils sont insécables ! À part ça, l'encrage s'en sort bien, sauf à de rares moments, la traduction est très bonne, et le prix reste bon marché.
DU MÊME AUTEUR

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RYO13/07/2004 |
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