
SYNOPSISAngleterre, XIXe sicèle. Lord Joestar, un richissime aristocrate, a décidé d'adopter Dio, le fils de Dario Brando, une crapule de la pire espèce, parce que celui-ci lui avait un jour sauvé la vie. Il le traitait donc comme son propre fils, le jeune Jonathan Joestar, également surnommé Jojo. Malheureusement, Dio était de ceux dont l'ambition n'avaient pas de limite. Il a donc décidé de s'emparer de toute la fortune des Joestar et d'assassiner Lord Joestar en l'empoisonnant. Jojo, ayant tout de suite compris que le coupable n'était autre que son frère adoptif, part à la recherche d'un antidote pour son père et de la preuve de la culpabilité de Dio dans l'affaire. Un violent combat fratricide fait ensuite rage pour donner la victoire temporaire à l'un, et le goût amer de la défaite à l'autre. La terrible aventure des Joestar commence enfin ! AVISCette longue histoire de la famille Joestar se déroule en plusieurs cycles qui correspondent en fait aux générations des "Jojo". Autant vous le dire tout de suite, je suis fan de la 3e génération avec Kûjô Jôtarô comme à peu près la majorité des fans de Jojo. Le succès de cette série est d'ailleurs vraiment énorme et se décline sur plusieurs supports comme les jeux vidéo, les anime, etc. Après plus de 60 volumes en manga, la saga continue encore avec la nouvelle saison dont le héros est une fille : Joline Joestar. Mais à quoi donc est dû ce phénoménal succès ? À titre personnel, j'ai acheté Jojo car je connais la 3e saison et qu'il faut bien connaître le commencement du mal, en l'occurrence l'ennemi de toujours : Dio. Mais que dire des premières aventures de Jonathan, à part que je n'ai franchement pas trop aimé ? L'action est vraiment trop rapide, il manque beaucoup de transitions pour faire de l'histoire quelque chose de plus marquant et abouti. Là, c'est bien simple, j'aurais presque envie de "rire" tellement les combats sont ridicules et... "bizarres" (oui, je sais, c'était facile). La scène où Jojo saute à l'aide d'un pique et qu'il attrape Dio avec sa ceinture car il ne sautait pas assez haut (!!!!) en est un parfait exemple. Les principales bases se mettent donc rapidement en place, les réactions des personnages sont vraiment extrêmes parfois, et les situations assez irréalistes (même si c'est fait exprès, du mois, c'est ce que je crois). Le scénario, quant à lui, est on ne peut plus classique (du moins pour le moment car la suite est vraiment excellente), deux rivaux de toujours, un combat qui perdurera au fil des volumes, tout ça sous l'influence du mystérieux masque aztèque qui décuple les forces de celui qui le porte.
Les dessins de ces deux premiers volumes sont vraiment très étranges, les proportions sont exagérément grosses, mais voulues, un style très inspiré de Hokuto no Ken dans les les différentes "mimiques" graphiques. Enfin, bonne chose, les actions sont vraiment très "punchy", et grâce à un découpage audacieux, on croirait presque que les personnages sortent des cases !
Honnêtement, le premier volume m'a paru plus que douteux, le second s'améliore un peu, mais quand on sait que bien plus loin l'histoire prendra une autre tournure, je ne peux que vous encourager à vous intéresser à ce manga, certes très violent, mais qui dégage un tel niveau de charisme, qu'il est difficile de lui résister. La route est longue mais elle en vaut la peine ! ADAPTATION FRANÇAISEJ'ai lu s'attaque enfin à des œuvres méconnues des chaînes de TV (si on oublie le fiasco avec Tekken Chinmi). Enfin, avec ses parutions mensuelles, il n'y avait que cet éditeur qui pouvait se permettre d'éditer Jojo (même si le tome 3 tarde à sortir au moment où ces lignes sont tapées). Enfin, à proprement parlé, l'adaptation n'est pas si terrible que ça. Les jaquettes sont respectées dans l'ensemble, mais il est dommage que l'éditeur n'a pas conservé la numérotation des volumes de la VO avec leur espèce d'étoile si emblématique de la série. Le logo-titre est par contre plutôt raté même s'il y a un effort dans l'inclinaison de la police pour rendre la chose assez fidèle à la VO. Les pages sont toujours d'aussi mauvaise qualité, l'encrage est très correct par contre, le format est plus petit qu'en VO ce qui amène à un léger rétrécissement des planches. À noter également l'effort de proposer un lettrage original qui essaye de s'adapter aux dessins de Araki, tentative ratée malheureusement, du moins de mon point de vue. Prix en constante hausse chez J'ai lu, passant ainsi ses manga à 5,5 €. 'Pas encore la mer à boire, mais on attend tout de même une meilleure qualité, ne serait-ce qu'au niveau support. La traduction semble quant à elle d'un très bon niveau. Sens de lecture japonais.
DU MÊME AUTEUR

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RYO10/04/2002 |
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