|
|
RYOWEB


MANGA ART VOL. 5
Le
nouveau Manga Art vient de paraître, en théorie,
chez vos buralistes habituels avec en couverture la jolie Elfe
Noire. Que nous ont préparé les p'tits gars de
la rédaction pour ce troisième numéro d'été ?
Eh bien, comme vous pouvez le lire en titre, on va nous parler
de méchants dans le sens le plus général
du terme. Oui, "tout, tout, tout, vous saurez tout sur
le méchant". J'ai comme une envie de saigner là,
pas vous ? Grrrrr... !
ÉVOLUTION
DE MAQUETTE
|

Un
sommaire plutôt sympa


Maquette
en trois colonnes
|
Hahaha, non, ne partez pas
tout de suite, je n'ai encore rien dit. Et puis, je vais
faire court par rapport au numéro 2. Non pas que
j'ai la flemme d'écrire (quoique...), mais tout
simplement parce qu'il n'y a pas "grands choses"
à dire cette fois. Eh oui, ça fait toujours
plaisir de voir des améliorations là où
on s'attend les trouver. Ainsi, déjà au
niveau de la couverture, le logo-titre est nettement plus
esthétique que l'ancien, bonne idée les
deux "A" servant de coupole à l'espèce
de Yin et Yang. Ceci excepté, le reste est quasi
identique au précédent numéro. On
note une meilleure police de caractère dans l'annonce
des posters et des cartes à collectionner (ouais,
parce l'Arial, c'est pas top pour une couverture). Allez,
on ouvre. Une nette retouche a été réalisée
au niveau du sommaire, ainsi, le "S" de "Sommaire",
en blanc sur fond rouge, est bien détaché
de la frontière "fond blanc". L'effet
d'inversion des couleurs rouge/blanc est, au passage,
plus mis en évidence que la dernière fois
où une image venait s'insérer. Le sommaire
en lui-même est bien plus aéré et
plus compréhensible. Et, ô joie, les alinéas
réalisés avec la touche "Tab"
ont disparu (exemple visible sur l'édito). Bien,
on passe maintenant aux maquettes types, deux colonnes
de textes égales et une mini colonne pour insérer
d'éventuelles illustrations. La complexité
de certains détails est tout à l'honneur
du maquettiste, mais force est de constater qu'à
trop vouloir en faire, quelques imperfections interviennent.
"Mais arrête de critiquer !" vous dites-vous.
Bon, énumérons-les alors pour en finir :
quelques raccords de "blocs" mal effectués,
un exemple en page 19, en bas, la partie verte, quelques
bouts de textes qui disparaissent comme on le voit en
page 53 (La Seele), des habillages de blocs maladroits,
page 58 (l'image de Seishiro est trop collé
au nom du rédacteur), sans oublier les habillages,
de textes, cette fois, trop peu aérés vis-à-vis
de l'image détourée (p. 61, Magnetic
Rose). Et enfin, attention aux crédits qui
sont parfois de couleur carrément pas lisible (un
exemple en page 60 pour Saikano) et aux espaces
insécables avant les ponctuations (p. 69) ! Bon,
maintenant il y a également de bonnes choses, comme
les noms des images sur cadre plutôt design accompagné,
à l'occasion, d'un fin filet esthétique,
ou encore les sympathiques logos déterminant chaque
partie du dossier.
|
J'ai
à peu près tout dit, je pense, alors ne me jetez
pas la pierre, j'essaye, à ma façon, de faire
évoluer encore plus le visuel déjà pas
trop mal de ce magazine. Maintenant, qu'on m'écoute ou
pas, on ne pourra jamais me faire taire. Après tout ça,
si je vous parlais du contenu proprement dit ? Eh, les gars
du fond, vous pouvez revenir, j'ai fini la partie soûlante...
C'EST
PLEIN DE CONTENUS INTÉRESSANTS !
Ah ? Vous aussi, elle vous a rendu fou,
cette pub pour un célèbre fournisseur d'accès
Internet ? Ouf, ça me rassure, parce que je croyais être
le seul... Bon, blague à part, la phrase est tout de
même appropriée cette fois-ci. Comme je vous le
disais en intro, on va parler de méchants, sous toutes
ses formes. Je pourrais vous citer le sommaire, mais on va penser
que je ne vais pas me fouler. Bon alors, en résumé,
ce gros dossier sur les méchants est divisé en
huit parties. Après une intro sur le sujet, on nous invite
à lire un article sur ceux qui font le mal sans raison,
étayé par des exemples de séries diverses.
À la fin, comme à chaque partie, on a droit à
un portrait d'un personnage caractéristique de la partie
proposée. Allez, on enchaîne avec "Méchanceté
injustifiée" qui traite comme son nom ne l'indique
pas, des méchants, euh, moins méchants. On citera
l'exemple d'Adon de Berserk, vu que c'est ma série
culte mais on-s'en-fout-de-ta-vie-je-sais. Viennent ensuite
les gars dérangés dans leur tête, souvent
bien remplie d'ailleurs. On tente de nous expliquer ces comportements
terribles à travers des séries plus ou moins connues
du grand public. Le portrait de fin est tout trouvé,
puisqu'il s'agit de Rumi de l'excellent Perfect Blue.
Un autre type de méchant bien vu de la part du magazine,
ce sont les tueurs. Répandus dans diverses séries
comme City Hunter, Crying Freeman ou Cowboy
Bebop, ils dégagent réellement de la prestance,
et quelque part, de l'attirance chez le lecteur/spectateur.
On approche de la fin du dossier, cette fois avec ceux qui pratiquent
les arts martiaux. Une partie qui nous apprend, parfois, les
motivations de ces grands ennemis du héros, souvent même
le boss de fin, à vouloir se dépasser physiquement
et intérieurement. Tout de suite après, un écrit
sur les gars d'apparence soignée mais fourbe intérieurement,
ça s'appelle "Sous le masque de la respectabilité"
et c'est plutôt pas mal. Et comment ne pas citer Griffith
(Berserk), celui à qui un portrait a été,
à raison, attribué ? On continue avec l'avant
dernière partie qui s'occupe de nous en dire plus sur
l'amour qui se transforme en haine. Les exemples sont justement
trouvés. Et enfin, on en termine avec ce qu'on pourrait
appeler "LE" méchant, celui qui, parfois, n'a
pas de forme, celui contre qui, il est également parfois
vain de s'opposer...
Après tout ça, on peut s'attarder sur la rubrique
"Découvertes" du magazine qui propose pour
ce numéro un petit commentaire sur le DVD d'Animatrix,
du film Le Royaume des chats, en passant par des sorties
manga et manhwa (et non "mangas coréens") en
France bien connus (en vrac : Gon #7, Island #2, High School
#1, Gals ! #1...) avec un petit planning prévisionnel
au bout, aux séries pas connues (c'est relatif au grand
public, bien sûr) comme Azumanga ou Five Star
Stories. Les chroniques sont plus ou moins intéressantes,
parfois bien vues, parfois trop sommaires. Et puis, il y a les
"cadeaux". Cette fois, pas moins de quatre posters
dont celui du Royaume des chats (avec le "i"
rajouté à "Miyazaki") et de L'autre
monde sont disponibles. Ah, les deux autres ? Utena
et Armitage III. Huhu. Enfin, il y a ces fameuses
cartes à collectionner (cartes postales et fiches), huit
pour être précis. Elles sont robustes mais ne sont
pas toutes bien cadrées. Exemple avec MPD Psycho
et Neji. Celle de Fly est toute floue, et le détourage
du personnage (Fly) laisse à désirer.
CONCLUSION
Avec des articles plus ou moins
intéressants selon leur contenu (et plus ou moins bien
écrits selon les rédacteurs aussi), Manga Art
vol. 3 n'en demeure pas moins un bon magazine, avec ces boulettes
(typographiques et autres) et son équipe de gens motivés.
Pourtant nouveau sur le marché, un certain professionnalisme
semble déjà de mise, et ça c'est bien.
Maintenant, ce qui pourrait freiner le potentiel acquéreur,
c'est bien sûr l'intérêt du dossier proposé,
mais aussi, point sur lequel je n'ai pas trop insisté,
le fait qu'il faille tout de même connaître "un
minimum" le monde de la japanimation et des manga pour
pouvoir en profiter pleinement, car les spoilers sont au rendez-vous,
et non des moindres... Alors, gare à toi, petit bonhomme
! C'est tout de même près de 5 € !
Manga
Art 3
Publié par EDITIONS DE TOURNON
45, rue Broca 75005 Paris
72 pages couleurs - 4,95 € |

Article
rédigé par Ryo.
|
|
 |

|