|
Lina et Gourry sont "tranquillement" en train de déguster les délicieux fruits de mer qu'ils ont rapportés de leur pêche en haute mer, lorsque tout à coup ce dernier se met à s'exprimer d'une bien étrange façon. En réalité, il est victime comme la plupart des gens de la ville d'une drôle de malédiction qui le contraint à parler le langage des poulpes ! Tandis que Ruuna, la jeune fille venue leur apprendre l'existence de ce fléau, tente de trouver un remède grâce à l'aide de son maître, Lina, Gourry, mais également Amelia et Zelgadiss, qui se trouvaient par hasard dans le coin, partent combattre le problème à sa source, c'est-à-dire au fin fond de la mer, mais il faut faire vite, car la contagion est imminente...
|
|
IMAGE
|
|
On ne pouvait pas en attendre moins du dernier film en date de Slayers, la qualité visuelle est ainsi équivalente à celle trouvée dans les anime récents produits au Japon, à savoir qu'elle dispose d'un "grain numérique" dû à la colorisation effectuée par ordinateur. Ainsi, les couleurs sont très pimpantes et la netteté quasiment optimum. Vraiment rien à déplorer, si ce n'est la teinte au ton légèrement chaud qui a été appliquée à l'ensemble de l'image. Le transfert 16/9 anamorphique est très appréciable.
|
|
SON
|
|
Bonne nouvelle, c'est du 5.1. Même si la piste américaine n'a pas vraiment été entendue pour ce test, on reconnaît volontiers qu'elle est d'excellente qualité, avec notamment un mixage audio très équilibré. Son homologue japonais est tout aussi bon, en plus de bénéficier d'un doublage à la hauteur (le discours d'Amelia vaut son pesant de cacahuètes).
|
|
SOUS-TITRES
|
|
La traduction est très fidèle au texte d'origine, ce qui fait plaisir à voir. Même les noms d'attaques sont cette fois-ci respectés (il faut dire qu'il n'y en a pas eu des masses). Le seul point négatif, c'est que la couleur jaune est toujours de rigueur chez ADV. De plus, quel besoin y a-t-il de grossir les texte lorsqu'un personnage se met à crier (on l'entend bien qu'il crie, un ou des points d'exclamation suffit dans ce cas-là), si ce n'est de gâcher de l'image au spectateur ? Le timing est très correct.
|
|
INTERACTIVITÉ
|
|
Le dessin de la jaquette est sympathique et même plutôt attractive. Rien de spécialement original à signaler pour autant. La sérigraphie du disque a quant à elle le mérite de proposer une autre illustration (en l'occurrence Gourry). Pour ce qui est du design des menus maintenant, ça se passe de commentaire, ça reste simple et calqué sur ce qui a été fait précédemment (il suffit de voir la capture d'écran à côté). Enfin, voyant la très courte durée du film, ADV a décidé de mettre quelques petits suppléments sans grand intérêt pour combler un peu la galette. Dans le lot, on a droit à un commentaire audio des doubleurs américains de Lina et Zelgadiss. Rien de bien intéressant donc, mais leur délire est assez communicatif. De plus, un entretien avec le doubleur de Zelgadiss (encore lui), Crispin Freeman, est disponible. Il donne son point de vue sur la série, ses impressions dans la reprise de la voix de Zel après quelque temps d'absence. Mouais... Et puis enfin on n'échappe pas aux trailers du catalogue de l'éditeur (Aquarian Age, Panyo Panyo Di Gi Charat, Happy Lesson, etc.).
|
|
AVIS
|
|
Slayers Premium est le dernier anime disponible des aventures de Lina Inverse... du moins pour le moment. Réalisé en 2001 par Junichi Satô (Strange Dawn, Junkers come here), ce film, si l'on peut le qualifier ainsi au vu de sa très faible durée (33 min), se démarque de ses prédécesseurs pour plusieurs raisons : un nouveau character design qui est cette fois-ci signé Tetsuya Kumagai et le recours aux effets gérés par ordinateur (même si ça a été déjà fait auparavant dans Slayers Return, mais de manière plus discrète). Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces changements ne sont pas pour autant la meilleure chose qui soit arrivée à cette saga.
En effet, s'il y a bien une critique à formuler pour ce Slayers Premium, c'est au niveau de sa réalisation technique. À cet égard, l'intégration de la 3D (sorts magiques, décors) est loin d'être de qualité, le rendu est trop simpliste et le dynamisme tombe à plat. L'animation n'est pas géniale non plus, avec une décomposition des mouvements assez limitée pour un film. Le character design, même si moins réussi que celui de Takahiro Yoshimatsu, est en revanche plutôt de bon goût, avec des personnages tout en rondeur, semblant plus jeunes que d'habitude (notamment Xellos), ce qui confère un cachet particulier à ce moyen métrage "nouvelle génération". Pour continuer dans les bonnes choses, les spectateurs auront la joie de retrouver l'ensemble des principaux protagonistes de la série, à savoir Amelia, Zelgadiss, Gourry et même Xellos. Une surprise (de taille) les attend de plus à la fin, c'est dire ! Maintenant, il est vraiment dommage que tout ce monde ne soit finalement réuni que dans un but décoratif. Mais après tout ce n'est pas très étonnant lorsqu'on découvre l'intrigue de cette nouvelle aventure. Ça reste évidemment un gros délire digne de ce qui a été fait auparavant, c'est juste que le rythme est moins soutenu.
La note peut sembler sévère, mais il faut bien dire ce qu'il en est, Slayers Premium souffre d'une réalisation peu convaincante (quoique certains semblent apprécier) qui surfe sur les nouveaux moyens techniques permettant de faire des choses "impressionnantes" avec moins d'efforts. Résultat : c'est manqué. Heureusement néanmoins que l'esprit de la série demeure et que les gags fonctionnent plus ou moins.
|
RYO06/09/2005
|
|
|


Titre : Slayers Premium
Éditeur : ADV
Réalisateur : Junichi Satô
Scénario : Junichi Satô d'après l'œuvre de Hajime Kanzaka et Rui Araizumi
Année de production :
2001
Caractéristiques techniques : DVD-5 / Zone 1 / NTSC
Durée : 33 min
Format vidéo : 16/9 compatible 4/3
Format écran : 1.78
Son : Dolby Digital 2.0 / 5.1
Langues : Japonais, Anglais
Sous-titres : Anglais
Casting : Megumi Hayashibara, Yasunori Matsumoto, Masami Suzuki, Hikaru Midorikawa...
Voix de la VA :
Cynthia Martinez, Chris Patton, Crispin Freeman, Luci Christian...
|


|