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Test DVD

BOOGIEPOP PHANTOM #1

Une rumeur se répand au sein du lycée : "Boogiepop, le Dieu de la Mort" est revenu. Il serait la cause principale de mystérieuses disparitions d'élèves, relevées dans la presse ces derniers mois. Peut-on néanmoins en déduire que la mystérieuse colonne de lumière apparu une nuit, responsable d'une coupure de courant générale et les taches de sang inexpliquées sur les murs soient liées à Boogiepop... ?
IMAGE
Une image volontairement – du moins c'est ce que je constate – granuleuse, avec des contours flous. Renforçant ainsi l'esprit étrange et surnaturel de la série. La luminosité est très sombre, et la teinte vire au jaune la plupart du temps... Une atmosphère angoissante est ainsi créée. Par contre au niveau des scrollings, c'est pas la fluidité ultime, il y a même de mini saccades.
SON
Bonne restitution audio, aussi bien dans la VF que dans la VO. Ce n'est que du Dolby stéréo, mais pour l'ambiance calme qui règne tout au long de ces trois épisodes, c'est suffisant. Les voix sont claires et les personnages s'expriment parfois volontairement doucement (Boogiepop), mais le rythme est là. Un doublage donc excellent pour la VO. La VF elle, s'en sort honorablement, même si certaines interprétations paraissent surjouées. Mention spéciale pour le générique de début que je trouve génial, musicalement comme visuellement parlant.
SOUS-TITRES
Ahh, des sous-titres traduits du japonais et non une bête retranscription de la VF. Yes. Malheureusement, certaines paroles (de moindre importance) semblent avoir été "oubliées". Sûrement pour des raisons de timing et de lisibilité. Police standard, blanche et très lisible.
INTERACTIVITÉ
Conforme à son homologue japonais, la jaquette proposée en VF est très belle, mais bizarrement met en avant le personnage principal, mais du premier épisode seulement. Choix étrange de la part des Japonais. Le logo titre a été refait, et c'est très réussi. Par contre on perd un peu de cet effet d'univers en bas de la jaquette qu'on a en VO (c'est dû à la bande noir qui sert d'appui au titre). Le verso de la jaquette peut faire office de mini poster (c'est l'illustration du verso en plus grand). Boîte Amaray transparente, c'est nickel tout ça dites-moi... Sérigraphie du disque par contre très rudimentaire, mais propre. Pour ce qui est des bonus ou autres suppléments, va pas falloir être trop exigent su ce coup-là. On a juste droit à des bandes annonces de séries comme Evangelion, Escaflowne, FLCL, Cowboy Bebop, Trigun et Brain Powerd (dont la compression vidéo est affreuse). Pour vous réconforter, sachez que les menus sont très bien faits esthétiquement.
AVIS
VOL 01 : PORTRAITS FROM MEMORY
Saotome, l'ex-copain de l'amie de Moto Tonomura a disparu mystérieusement. Cette dernière sent vraiment qu'il lui manque, car elle avait quelque chose à lui avouer. Boggiepop n'est pas loin...

Avec cette première histoire, on sait immédiatement à quoi on peut s'attendre de cette série. Une narration dispatchée en sous chapitres, relatant des faits de la vie de jeunes étudiants oppressés par la société qui les entoure. Vraiment étrange et déroutant au premier abord. Enfin, techniquement parlant maintenant, on découvre un chara-design plutôt quelconque, mais plaisant signé Shigeyuki Suga. L'animation est très minimalisée, mais reste de bonne facture. Un premier épisode surprenant où l'on n'arrive pas si facilement à trouver ses repères.

VOL 02 : PORTRAITS IN DARKNESS
Jonouchi Hisashi a visiblement un don, il voit des araignées dans le cœur des gens. Le jeune homme voulait être un justicier quand il était gosse, et aujourd'hui dans un certain sens, il le devient. C'est du moins ce qu'il pense...

Encore un épisode très surprenant qui nous montre les difficultés de la vie d'étudiant. L'image de l'araignée qui marque l'angoisse et la culpabilité est classique, mais là, la façon radicale qu'a le personnage central de ce chapitre à se débarrasser de ces troubles est très intéressante. Par la suite, et comme d'habitude, Boogiepop apparaît pour soulager le condamné. Bluffant.

VOL 03 : LIFE CAN BE SO NICE
Une certaine Panuru, qui a trouvé la mort récemment vit au fond de Misuzu Udo. c'est du moins ce que laisse entendre la jeune fille qui en réalité n'a pas su faire face à ses mensonges...

Accepter le monde dans sa totalité, malgré ses côtés obscures, c'est l'idéologie de la victime de cette histoire. Et même si elle se force à le dire, on sent une part de mensonge dans ses paroles. Bien entendu Boogiepop réapparaîtra, une fois de plus. Mais cette fois, la dénouement ne sera pas le même. Ce chapitre est très beau, il est de plus le plus marquant des trois selon moi, le titre est très significatif et l'on découvre petit à petit le rôle que joue Nagi Kirima, l'une des héroïnes qui apparaît dans le générique de début.

Avec cette vision pessimiste mais quelque part réaliste des difficultés de la vie d'étudiant, Sadayuki Murai, à l'instar de Takuya Satô pour Niea_7, dépeint ici les peines et les refoulements profonds de ces jeunes qui cachent leurs problèmes au niveau relationnel. De plus, la réalisation signée Takeshi Watanabe (Slayers) a rendu possible ce découpage si improbable de l'histoire, mais aussi les nombreux angles de vues vraiment orignaux. Tout ceci fait de Boogiepop Phantom une œuvre comme on en voit que très peu. Dans le côté "mou" et évasif, ça rappelle sans aucun doute Serial Experiments Lain. Enfin, la bizarrerie générale et le côté déroutant que peut entraîner le visionnage de cet anime vous amènera obligatoirement à vous poser des questions sur le cheminement de certains passages, toujours recouverts d'une couche de flou épaisse comme c'est pas possible. Ça se veut confus, original, un peu comme pour Evangelion avec ses questions existentielles, et pourquoi pas avant-gardiste. Objectif atteint, bref du tout bon. 12 épisodes en 4 DVD.

RYO
22/10/2002
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Fiche technique

Titre : Boogiepop Phantom #1

Éditeur : Dybex

Réalisateur : Takeshi Watanabe

Scénario : Sadayuki Murai / Kiyoshi Mizunkami et Noboyuki Noshiri d'après les romans de Kôhei Kadono

Année de production :

2000

Caractéristiques techniques : DVD Z2 (simple couche)

Durée : 80 min

Nbre de vol : 4

Format vidéo : 4:3

Format écran : 1.33

Son : Dolby Digital Stéréo pour les deux langues

Langues : Japonais, Français

Sous-titres : Français, Néerlandais et Portugais

Casting : Yuu Asakawa, Toka Miyashita, Shizuma Hodoshima, Jun Fukuyama...

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Titre visuel




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